Ingénieur / ingénieure métallurgiste

Niveau d'accès :
Statut(s) :
salarié
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L’ingénieur métallurgiste apporte son expertise dans le choix des matériaux ou des alliages en liaison avec la production. Au sein du service recherche et développement, il programme des études pour répondre à des besoins techniques précis.

Exerçant dans un laboratoire de recherche, l’ingénieur métallurgiste s’efforce de trouver l’alliage, le matériau et le process adéquats à chaque projet qui lui est confié. Méthodique mais aussi inventif (pour imaginer de nouvelles solutions ou compositions), il travaille en équipe avec des techniciens qu’il supervise, et en collaboration avec les chefs de projet. Cet ingénieur de formation est recherché dans une industrie qui mise beaucoup sur la recherche.

Le métier

Nature du travail

Des applications très variées

Canettes de soda, outils de bricolage, moteurs de voitures, turbines d’avions… l’industrie métallurgique recouvre la production et le travail des métaux ferreux, non ferreux et leurs alliages, ainsi que les métaux précieux. L’ingénieur métallurgiste a pour mission de choisir ou mettre au point des matériaux performants, adaptés à chaque production ou problème technique. Son travail est donc très tourné vers la recherche dont il définit le contenu et le coût.

De la recherche appliquée

En relation avec les chefs de projet, l’ingénieur métallurgiste réalise des audits techniques et économiques pour optimiser les process de fabrication, résoudre des problèmes de production ou améliorer la performance des alliages afin qu’ils soient plus résistants à l’usure ou à la corrosion.

Au top de l’innovation

On compte près de 3 000 compositions d’acier. L’ingénieur métallurgiste a donc pour mission de trouver les bons dosages en fonction d’une demande précise qui lui aura été faite. Pour cela, il doit constituer une documentation, consulter des bases de données, effectuer des calculs et des essais en laboratoire industriel, par exemple pour mesurer la dureté ou la résistance d’un matériau. C’est un travail passionnant qui nécessite une veille constante.

Compétences requises

La technique avant tout

Avant tout, l’ingénieur métallurgiste doit maîtriser les propriétés physiques, chimiques et mécaniques des métaux, ainsi que les caractéristiques des produits fabriqués et les techniques utilisées dans l’entreprise.

Ouverture d’esprit

L’ingénieur métallurgiste doit être rigoureux et méthodique pour mener à bien ses expérimentations, mais il doit également faire preuve d’ouverture d’esprit et d’imagination pour faire évoluer les matériaux comme les techniques.

Bon communicant

L’ingénieur métallurgiste sait gérer et travailler en équipe. Esprit de synthèse et sens rédactionnel font partie de ses atouts, notamment pour rédiger des rapports. Il doit également avoir un certain pouvoir de conviction pour faire accepter ses recherches, aussi bien auprès de la direction que des opérationnels. Une bonne connaissance de l’anglais technique est indispensable.

Où l'exercer?

Lieux d’exercice et statuts

Un travail en équipe

L’ingénieur métallurgiste ne travaille pas seul. Il est amené à collaborer avec différents spécialistes et gère des techniciens de laboratoire. Il est en outre en lien avec les chefs de projet, la production et la direction, qu’il doit convaincre pour obtenir le budget nécessaire à ses recherches. Il participe aussi à de nombreuses réunions.

Du matériel de pointe…

L’ingénieur métallurgiste travaille généralement au sein d’un laboratoire industriel. Il passe du microscope aux rayons X (pour mesurer la densité ou la conductibilité électrique d’un matériau, par exemple) en passant par la microsonde, le laser, etc. Des appareils très perfectionnés et en perpétuel évolution qu’il doit maîtriser.

… mais aussi traditionnel

Si les procédés de fabrication font de plus en plus souvent appel aux dernières technologies (découpe au jet d’eau ou au plasma, soudage robotisé, etc.), l’ingénieur métallurgiste peut malgré tout être exposé aux bruits de la soudure ou de la découpe des métaux. Un équipement spécifique est souvent nécessaire.

Carrière

Des recrutements malgré la crise

Si le secteur de la métallurgie est touché de plein fouet par la crise économique et la désindustrialisation, ce sont surtout les ouvriers les moins qualifiés qui en font les frais. En effet, le secteur doit, dans le même temps, faire face à de nombreux départs à la retraite et à une obligation de se démarquer, notamment des pays émergents. La recherche et le développement deviennent donc de plus en plus cruciaux dans le développement des groupes industriels. D’ici 2020, l’Observatoire de la métallurgie estime que l’on recrutera 23 660 ingénieurs et cadres techniques dans le secteur. Un bon signe pour les ingénieurs métallurgistes !

Dans la recherche

Si la métallurgie compte 80 % d’entreprises de moins de 20 salariés assurant des activités de sous-traitance, l’ingénieur métallurgiste, lui, travaille pour les grands groupes du secteur qui possèdent un département recherche. Il peut également exercer au sein d’un laboratoire de contrôle ou dans un laboratoire de recherche.

Pas qu’en France

L’essentiel des entreprises du secteur se trouve en région Rhône-Alpes (pour 40 %) et en Ile-de-France. Pour autant, comme souvent dans la recherche, l’ingénieur métallurgiste a intérêt à ouvrir sa carrière à l’international pour évoluer.

Salaire du débutant (base métropolitaine)

environ 334 000 Cfp (2800 euros) à 3000 euros brut par mois.

Accès au métier

Pour devenir ingénieur métallurgiste, un bac + 5 (diplôme d’ingénieur ou master) est nécessaire.

  • Niveau bac + 5

  • Diplôme d’ingénieur spécialité matériaux
  • Master en sciences et génie des matériaux

Exemples de formations

Formations disponibles en Nouvelle-Calédonie

Aucune formation disponible en Nouvelle-Calédonie

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Après le BAC

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