Inséminateur / inséminatrice

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Statut(s) :
salarié
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Sélectionner les meilleurs reproducteurs, effectuer les inséminations, s’assurer du succès de l’opération… telle est la tâche de l’inséminateur, technicien spécialiste de la génétique et précieux conseiller de l’éleveur.

Grâce à la génétique, l’inséminateur sélectionne les meilleurs reproducteurs. Il se rend chez ses clients éleveurs pour planifier les périodes de reproduction des animaux et procéder à l’insémination, un acte technique et délicat. Il diagnostique ensuite la grossesse. En cas d’échec à 2 reprises, il recherche la cause de non-fécondation.

Le métier

Nature du travail

Un vrai conseiller

L’insémination des animaux n’est pas sa seule activité. Ce spécialiste de la reproduction a également un rôle de conseil, de préparation en amont et de sélection des meilleurs  » reproducteurs « . Pour chaque exploitation, il planifie donc les périodes de reproduction, effectue les inséminations et contrôle ensuite le succès de l’opération, par échographie par exemple.

Un acte technique

C’est une opération précise et délicate qui nécessite calme et adresse. L’animal est d’autant plus stressé qu’il ne se laisse pas approcher par un étranger. Il faut environ 1 an d’expérience pour savoir réussir une insémination sur un gros animal. Si l’insémination première n’est pas fécondante, l’inséminateur doit donc revenir procéder à une seconde. Si là encore le résultat n’est pas au rendez-vous, le professionnel aura en charge la recherche de la cause (état de santé de l’animal, mauvaise détection des chaleurs, etc.).

Un vrai généticien

Pour sélectionner les meilleurs candidats à la reproduction, l’inséminateur sélectionne selon de nombreux critères. En fonction du phénotype (caractéristiques physiques des animaux), un caryotype (carte génétique) transmet ses gènes et donc les qualités recherchées. L’inséminateur fait donc appel à ses connaissances en génétique.

Compétences requises

À l’écoute

L’inséminateur doit être très observateur afin de détecter chez l’animal les signes avant-coureurs d’une chaleur ou d’une grossesse. Une fois le diagnostic effectué, il doit savoir l’interpréter avant de déduire la meilleure date de fécondation ou les causes d’une absence de chaleurs.

Technicien pointu

En plus de ses connaissances dans la biologie animale, il doit être un bon généticien pour choisir les meilleurs donneurs afin d’atteindre les objectifs souhaités par l’éleveur. Il doit donc être à l’aise avec les chiffres et l’informatique. De bonnes connaissances en nutrition animale sont également indispensables.

Aller au contact

Avoir un bon contact avec les animaux est essentiel. Il ne faut surtout pas avoir peur de les manipuler. Une bonne technique est indispensable, car l’insémination est un acte délicat.

Où l'exercer?

Lieux d’exercice et statuts

Chacun sa zone

Si l’inséminateur travaille généralement dans un centre d’insémination agréé, il passe les trois quarts de son temps chez les éleveurs au contact des animaux. Ses déplacements sont donc nombreux, même s’il n’effectue pas de grandes distances. Chaque reproducteur est en effet responsable d’un secteur géographique précis. Des capacités commerciales sont également nécessaires pour démarcher de nouveaux clients et les fidéliser. Être un bon technicien ne suffit donc pas.

Une activité saisonnière

Les horaires sont calés sur le cycle de reproduction de l’animal, même si l’inséminateur travaille tout au long de l’année. Certaines périodes sont beaucoup plus chargées que d’autres, principalement pendant les périodes de naissances, où week-ends ou soirées sont réquisitionnés.

Au contact des animaux

Rassurer et manipuler les animaux d’élevage nécessite à la fois une véritable proximité et la maîtrise de gestes sûrs, surtout sur des animaux pouvant peser jusqu’à plus de 1 tonne.

Carrière

Au sein d’une coopérative

L’inséminateur est généralement salarié d’une coopérative d’insémination animale ou d’une entreprise privée. Il peut évoluer professionnellement en devenant chef d’équipe, contrôleur de performances ou, plus rarement, ingénieur sélectionneur.

Partout en France

La carte géographique des inséminateurs reflète celle des élevages, disséminés un peu partout en fonction des espèces (bovins, chevaux, volaille, etc.). On manque en France d’inséminateurs. Les demandes les plus fortes sont dans l’Ouest (Bretagne), le Massif central et en Normandie. Le principal formateur d’inséminateurs, le centre de Rambouillet, n’en forme que 30 à 40 par an.

Salaire du débutant (base métropolitaine)

À partir de environ 178 000 Cfp (1495 euros) brut par mois.

Accès au métier

Diplôme de base, le bac professionnel permet de débuter dans le métier. En complément, le CAFTI (certificat d’aptitude aux fonctions de technicien d’insémination) est requis pour la mise en place de la semence bovine, ovine ou caprine.

  • Après la 3e

  • Bac professionnel conduite et gestion de l’entreprise agricole
  • CS (certificat de spécialisation) conduite de l’élevage laitier ; conduite de l’élevage caprin et commercialisation de produits ; conduite de l’élevage des équidés CAFTI
  • Niveau bac + 2

  • BTSA ACSE (analyse, conduite et stratégie de l’entreprise agricole) ; productions animales
  • Niveau bac + 3

  • Licence professionnelle métiers du conseil en élevage parcours viande, lait ou porcin ; métiers du conseil en élevage, production laitière
  • CS (certificat de spécialisation) technicien-conseil en production laitière ; technicien-conseil en production laitière ovine

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