Matelot /matelote de la Marine Nationale

Niveau d'accès :
Statut(s) :
militaire
Secteur(s) d'activité(s) :
Centre(s) d'intérêt(s) :
/

Fusilier marin, cuisinier, mécanicien… Les matelots occupent diverses fonctions au sein des équipages de la Marine, à bord de bateaux ou sur les bases navales. Le matelot est avant tout un marin soldat, qui a signé un contrat avec la Marine.

Premier grade de la Marine nationale, le matelot fait partie, avec le quartier-maître, des militaires du rang. Combattant, ouvrier ou employé qualifié travaillant sous les ordres d’un officier marinier, il accomplit des tâches techniques opérationnelles (fusilier marin, manoeuvrier, mécanicien d’aéronautique, équipier de pont d’envol…) ou plus administratives et de la vie courante (fourrier, magasinier, conducteur de véhicule, peintre, coiffeur…).

Le métier

Nature du travail

Être sur le pont

Matelot est le premier grade de la Marine nationale, l’équivalent du militaire du rang dans l’armée de terre. En fonction de sa spécialité, le matelot accomplit des tâches techniques opérationnelles, administratives ou de gestion du quotidien. Par exemple, l’équipier  » pont d’envol  » assure les manoeuvres des avions et hélicoptères sur les portes-avions, avant et après chaque vol. Il met en oeuvre le matériel de protection et de fixation des aéronefs et peut effectuer aussi leur ravitaillement en kérosène. Le matelot  » pont  » exécute les manoeuvres nautiques (appareillage, accostage, remorquage…) et assure tous les aspects de la conduite nautique du navire.

Assurer la sécurité…

Le matelot pompier assure, lui, la prévention du risque incendie. Le matelot  » opérations  » est chargé de détecter tout mouvement, à l’aide du radar, du sonar… Le fusilier marin, formé au combat d’infanterie, assure la sécurité armée des équipages et des bases navales.

et la maintenance

Certains marins assurent la maintenance, soit en aéronautique (entretien sur les avions et hélicoptères) soit en  » machine  » (réparation des moteurs de tous types). D’autres matelots effectuent également des tâches administratives ou de gestion quotidienne (restauration, service…).

Compétences requises

Discipline et esprit d’équipage

En endossant l’uniforme, le matelot s’engage à respecter sa mission et à servir son pays, éventuellement au péril de sa vie. Cela lui demande sens de l’honneur, courage et maîtrise de soi. Personnel d’exécution agissant sous les ordres d’un sous-officier, il doit aussi avoir le respect de la discipline. À bord d’un navire ou d’un sous-marin, au sein d’un équipage d’aéronefs ou d’une compagnie de fusiliers marins, chaque matelot est le maillon d’une chaîne qui permet de faire face à tous les aléas de la mer. Il doit donc se montrer solidaire et cultiver l’esprit de corps. Qualités également exigées s’il sert à terre.

Goût de l’effort

Pour être matelot, il est aussi primordial d’être sportif et en bonne condition physique. Quel que soit son métier, le matelot s’entraîne en permanence pour être physiquement et techniquement apte à exercer ses fonctions. Il passe, en outre, une partie de son temps à se former à un métier, à faire des stages et à passer des diplômes.

Disponibilité

Le matelot se doit d’être disponible pour répondre aux besoins opérationnels de la Marine à tout moment, cela fait partie de son engagement. Il peut prendre le départ n’importe quand.

Où l'exercer?

Lieux d’exercice et statuts

En mer comme à terre

Le matelot peut être affecté sur un bâtiment de la Marine nationale (porte-avions, sous-marin d’attaque ou nucléaire, frégate, chasseur de mines, patrouilleur, pétrolier ravitailleur…). À terre, il peut être employé dans certains sémaphores (phares) où il participe à la surveillance du littoral ; ou remplir des tâches administratives, ou bien encore assurer la gestion de la vie quotidienne dans l’un des services situés sur les bases navales ou aéronavales.

La vie militaire

Combattant, ouvrier ou employé qualifié de la Marine nationale, le matelot doit obéissance à son supérieur, un officier marinier. S’il est embarqué sur un navire ou un sous-marin, il vit au rythme des voyages en mer qui peuvent le tenir éloigné plusieurs mois loin de son domicile. Il lui faut s’adapter aux conditions de vie à bord des navires de surface (intempéries, forte houle…) ou des sous-marins (exiguïté, lumière artificielle…). Savoir vivre en communauté est pour lui indispensable.

Un métier à risques

Le métier comporte des risques, surtout pour ceux appelés à naviguer au plus près du front ou à intervenir au combat, comme les fusiliers marins. La Marine assure aussi des missions de lutte contre la piraterie, la pollution et les trafics de stupéfiants qui peuvent être dangereuses.

Carrière

Recrutement important

En 2016, la Marine prévoit de recruter 3 500 personnes dont plus de 1 000 matelots. Les femmes ont accès à tous les grades et emplois tout comme les hommes, sauf dans les sous-marins. Le matelot signe un contrat d’engagement de 4 ans, qui peut être prolongé jusqu’à 9 ans de service.

Mousses et volontaires

Certains deviennent matelots après avoir été mousses (un an d’école) ou stagiaires. Pour effectuer un stage professionnel de volontaire matelot d’un an, il faut avoir entre 17 ans et moins de 25 ans.

Promotion et reconversion

Tout matelot peut accéder, par la voie de la promotion interne, au statut d’officier. Après 2 à 6 ans d’expérience, les matelots devenus quartier-maîtres peuvent en effet être sélectionnés pour devenir officier marinier (sous-officier). D’autre part, quel que soit son grade, tout marin peut bénéficier d’une aide à la reconversion s’il décide de réintégrer la vie civile à la fin de son engagement.

Salaire du débutant (base métropolitaine)

Smic (hébergement et nourriture gratuits).

Source : www.legifrance.gouv.fr et www.emploitheque.org, 2016.

Accès au métier

Pour devenir matelot il faut être de nationalité française, savoir nager (brevet de natation) et avoir effectué la journée d’appel de préparation à la défense. Il faut être âgé entre 17 ans et moins de 25 ans. Recrutement à partir du niveau classe de 3e jusqu’au bac. À noter : 4 bacs pro, fruits d’un partenariat entre la Marine nationale et l’Éducation nationale, permettent de devenir matelots de la flotte. Les meilleurs pourront intégrer l’École de maistrance pour devenir officier marinier (sous-officier). Certains CAP (matelot maritime, aéronautique…), sont particulièrement intéressants pour la Marine. Après avoir signé un contrat d’engagement de 4 ans (renouvelable mais ne pouvant excéder 9 ans), l’élève matelot suit ensuite une formation initiale de 5 semaines et une initiation pratique aux spécificités du métier choisi de 3 à 4 semaines. À noter : les mousses brevetés peuvent s’engager pour 4 ans en tant que matelots de la flotte. Ils suivent alors une formation technique de 3 à 4 semaines en école de spécialité pour apprendre les bases du métier choisi puis rejoignent leur unité.

  • Après la 3e

  • Formation de matelot à l’École des matelots
  • Formation de mousse à l’École des mousses
  • CAP matelot maritime…
  • Niveau bac

  • Bac pro maintenance des équipements industriels (MEI) ; métiers de l’électricité et de ses environnements connectés ; systèmes électroniques numériques (Sen) ; technicien en chaudronnerie industrielle

Exemples de formations

Formations disponibles en Nouvelle-Calédonie

Aucune formation disponible en Nouvelle-Calédonie

Formations dans le reste de la France

Aucune formation disponible dans les autres régions de France

En savoir plus

Témoignage

Clément, électronicien d'armes
Double casquette

"Mon BEP électrotechnique en poche, je suis entré dans la Marine nationale un peu par hasard. J'ai rencontré, dans un salon de modélisme, un représentant de la Marine qui m'a parlé de ses missions dans des contrées lointaines. Je suis électronicien d'armes à bord du Duquesne, l'un des bâtiments les mieux équipés. J'y ai une double casquette : je suis chargé de la maintenance et de la réparation des armes et je participe à la veille et aux manoeuvres en aidant les timoniers et les manoeuvriers."