Médiateur / médiatrice scientifique

Niveau d'accès :
Statut(s) :
fonctionnaire, salarié
Secteur(s) d'activité(s) :
/
Centre(s) d'intérêt(s) :

Rébarbatives, les sciences ? Le médiateur scientifique démontre chaque jour le contraire. Cet orateur est un bon pédagogue : il sait rendre accessible un savoir complexe à un public néophyte.

Le médiateur scientifique sait rendre accessible un savoir complexe à un public néophyte. Il travaille dans un musée ou un centre scientifique, où il est chargé d’animer les visites pour des publics divers. Il emploie un langage imagé et utilise l’observation et la description de phénomènes courants pour faciliter la compréhension. Scientifique de formation, cet orateur aime communiquer, a le sens du public et de l’imagination pour rendre la science attractive.

Le métier

Nature du travail

Vulgariser les sciences

La physiologie des protozoaires, l’oxydation des ions… ces seuls intitulés vous endorment les neurones ! Le défi du médiateur scientifique est précisément de capter l’attention d’un public non acquis et de rendre compréhensibles des notions ardues de prime abord. Pour ce vulgarisateur, rien n’est trop compliqué, il suffit de savoir expliquer.

S’adapter à son public

Le public devant lequel le médiateur intervient est rarement homogène et captivé par le sujet. À lui d’adapter son discours en fonction de ses interlocuteurs, car ces derniers ne peuvent pas assimiler un langage scientifique dont ils ne connaissent pas les rudiments.

Savoir raconter une histoire

Il évite l’usage excessif des concepts. À défaut de transmettre de nouvelles connaissances, il s’emploie à consolider les savoirs existants. Il part de l’observation et de la description de phénomènes courants et directement accessibles, et emploie un langage imagé. 

Compétences requises

Avoir le sens du public

La communication est sa première qualité. Il a une bonne diction et il joue avec le public : l’humour, l’imaginaire, le quotidien sont les ingrédients qu’il doit savoir utiliser. Pour susciter le plaisir et le désir d’apprendre, il conçoit et diffuse les activités de médiation scientifique à travers des pratiques pédagogiques innovantes et des approches essentiellement ludiques et spectaculaires. Il a le sens de la dramaturgie (mise en scène, gestion de l’espace, mise en forme). Il rédige aussi des guides de visite, crée des outils pédagogiques.

Savoir conduire un projet

Il définit des orientations, planifie les activités en fonction des priorités, négocie les moyens… Ses projets prennent la forme de spectacles, d’ateliers expérimentaux, de conférences interactives, d’expositions et d’animations dans les musées, de développement multimédia et audiovisuel…

Savoir se remettre en question

Il doit aussi se questionner, se demander comment sont perçus aujourd’hui les métiers scientifiques par les jeunes, comment les sciences sont jugées par les différents acteurs (économiques, politiques, sociaux)… Il peut faire de la recherche sur ces thématiques. Il participe enfin à l’élaboration des programmes scientifiques définis par son établissement.

Où l'exercer?

Lieux d’exercice et statuts

Un travail d’équipe

Le médiateur scientifique n’est pas seul. Autour de lui, toute une équipe d’animateurs et/ou d’autres médiateurs scientifiques apporte ses idées et collabore à la mise en place de projets d’animation, chacun en fonction de son domaine de compétences particulier. À lui de mener cette équipe et d’organiser les activités au quotidien.

En partenariat avec de nombreux acteurs scientifiques

Le médiateur scientifique a aussi pour tâche de développer et d’établir des contacts avec l’extérieur du musée ou du centre scientifique. Il entretient son réseau, communique avec différents acteurs des domaines scientifique et technique et avec les partenaires concernés par un projet ou une opération ponctuelle.

Des interventions à l’extérieur

Fête de la science ou autres manifestations assimilées sont autant d’occasions où il peut animer des débats. Il se rend aussi dans les établissements scolaires pour intervenir aux côtés de l’enseignant. Il amène sa rigueur, ses idées d’expériences, son savoir et parfois le matériel de son laboratoire. De petites expériences articulées autour de la vie quotidienne permettent alors d’initier l’élève à la démarche du chercheur en posant des questions, en observant, en confrontant son observation à une expérience et en déduisant une règle.

Carrière

Dans un musée, un centre scientifique

Ce professionnel travaille dans un centre scientifique, où il propose et met en oeuvre la politique de médiation scientifique. Il peut s’agir d’un musée (comme le Palais de la découverte à Paris, par exemple) ou bien d’un organisme privé ou public dépendant d’un département, d’une région.

Ces centres et services scientifiques à vocation culturelle ont des besoins importants en mathématiciens, et plus généralement en scientifiques, dans le secteur des services. Cette tendance offre de réelles perspectives de carrière à ceux qui se détournent de la science pure.

Au sein des collectivités

Le médiateur scientifique se voit notamment proposer des opportunités en province. Citons, par exemple, l’Espace Mendès-France à Poitiers, dont les objectifs sont de populariser la recherche en proposant des expositions, des conférences sur l’astronomie et la médecine, en passant par le développement durable et les médias.

De fait, le médiateur est souvent un fonctionnaire (de catégorie A ou B) des collectivités locales.

Salaire du débutant (base métropolitaine)

environ 177 000 Cfp (1486 euros) brut par mois pour un cadre de catégorie B.

Accès au métier

Le niveau de formation varie de bac + 3 à bac + 5 dans un domaine scientifique comme la physique, la chimie, la biologie, les géosciences, les mathématiques, l’informatique, les sciences de l’ingénieur… Une formation complémentaire en diffusion culturelle et scientifique est appréciée.

  • Niveau bac + 3

  • Licence en chimie, physique, sciences de la vie et de la terre, mécanique, informatique, mathématiques…
  • Licence pro mention métiers de la médiation scientifique et technique
  • Niveau bac + 5

  • Master mentions :  information et médiation scientifique et technique ; chimie ; sciences de la Terre et des planètes, environnement ; informatique ;  mathématiques ; physique…
  • Diplôme d’ingénieur

Exemples de formations

Formations disponibles en Nouvelle-Calédonie

Après le BAC

niveau 2 (bac + 3 et 4)

Formations dans le reste de la France

Après le BAC

niveau 1 (bac + 5 et plus)
niveau 2 (bac + 3 et 4)

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