Officier / officière de l’armée de terre

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Statut(s) :
militaire
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Cet homme ou cette femme assume un rôle de commandement. Officier des armes ou d’état-major, ingénieur ou gestionnaire, l’officier de l’armée de terre a, selon son affectation, entre 30 et 1 000 hommes et femmes sous ses ordres.

L’officier de l’armée de terre encadre, forme et prépare les soldats au combat. Il peut aussi organiser la logistique, gérer le matériel, les systèmes de transmission, de télécommunications… À l’état-major, il prépare les manoeuvres militaires. Parfois gestionnaire, il peut prendre en charge les ressources humaines, la communication ou les finances au sein de l’armée. Officier de carrière ou sous contrat, il est passé par l’École spéciale militaire de Saint-Cyr Coëtquidan.

Le métier

Nature du travail

Officier des armes

Il assure le commandement d’une unité de combat (infanterie, artillerie, cavalerie, aviation légère, génie…). Il forme les militaires spécialisés (sous-officiers et militaires du rang) placés sous ses ordres, veille à leur cohésion, les prépare à leur mission sur les plans technique, physique et moral et, le cas échéant, les mène au combat.

Officier d’état-major

Spécialiste de la logistique, il ravitaille les troupes en munitions, prend en charge la maintenance des véhicules. Spécialiste technique, il est responsable du matériel, des systèmes de transmission ou de télécommunications… L’officier d’état-major prépare les manoeuvres militaires, définit les besoins en forces armées et en matériel, et répartit le rôle des unités de combat. Il participe également à l’entraînement de son personnel. À noter que l’officier des armes sert généralement alternativement en unité de combat et en état-major.

Gestionnaire

Dans les services techniques ou administratifs, l’officier de l’armée de terre peut être responsable de la gestion du personnel, du recrutement, de la comptabilité, de la communication ou des finances… et participe à l’entraînement de ses personnels.

Compétences requises

Être un leader réactif

Le métier des armes est exigeant. Mieux vaut être motivé et répondre aux critères de personnalité. Maîtrisant l’art du commandement et sachant fédérer les énergies, l’officier est d’abord un meneur. Il doit, en outre, savoir contrôler ses émotions, posséder le sens du devoir et avoir l’esprit de décision dans la limite de ses attributions. Il doit savoir réagir correctement en toutes circonstances.

Avoir le sens des responsabilités

Ayant pour mission de protéger le territoire et de défendre les intérêts de la France à l’étranger, l’officier de l’armée de terre endosse des responsabilités importantes. Outre l’encadrement de ses équipes, il assure aussi la gestion du matériel et du budget.

Être très sportif

L’officier doit aussi posséder une excellente forme physique pour affronter les périodes sur le terrain et les stages commando pendant la formation en école et, ensuite, pour faire face à toutes les situations extrêmes qu’un officier peut rencontrer durant sa carrière. Il doit s’entraîner régulièrement pour être physiquement apte au combat.

Où l'exercer?

Lieux d’exercice et statuts

Des statuts différents

En 2015, l’armée de terre a recruté 15 000 jeunes dont 10 % d’officiers sous contrat (bacheliers ou titulaires d’un bac + 3) et 5 % d’officiers (titulaires d’un bac + 5). Ils n’ont pas tous le même statut. Il existe des officiers de carrière, des OSC (officiers sous contrat)  » spécialistes  » (OSC/S) ou  » encadrement  » (OSC/E), et enfin des volontaires aspirants. Tous ces officiers sont affectés dans les différentes unités combattantes de l’armée de terre (infanterie, arme blindée, cavalerie (chars), artillerie, génie, trains, transmissions, aviation légère de l’armée de terre), dans un état-major ou dans l’administration (service du personnel, de la comptabilité, de la communication, ou de la gestion financière).

Toujours en mouvement

La mobilité fait partie intégrante de la vie de l’officier, que ce soit pour une intervention en France ou à l’étranger, ou pour un changement de poste. Les mutations ont lieu tous les 3 ans en moyenne. Comme tout militaire, l’officier doit être prêt à partir en mission à tout moment.

Assumer les risques du métier

Le métier des armes se caractérise, plus ou moins selon les spécialités, par une exposition au danger, surtout lors de missions sur des terrains en guerre. L’officier doit donc être prêt à vivre ces situations susceptibles d’engendrer du stress… qui peut être surmonté grâce au professionnalisme et à la cohésion des équipes.

Carrière

Les officiers de carrière

Bien qu’elle restreigne ses effectifs, l’armée reste l’un des principaux recruteurs de l’État. Formés en particulier à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr Coëtquidan, les officiers de carrière obtiennent d’abord le grade de lieutenant, et dirigent une trentaine d’hommes. Après 3 ans, ils seront nommés capitaines et commanderont une centaine de soldats… Tout au long de leur carrière, ils suivent une formation continue qui les destine à tenir des postes à haute responsabilité.

Les officiers sous contrat

Les OSC (officiers sous contrat) spécialistes (OSC/S) ou encadrement (OSC/E) signent, pour les premiers un contrat de 5 ans renouvelable jusqu’à 20 ans ; pour les seconds, un contrat de 10 ans renouvelable jusqu’à 20 ans. Les meilleurs pourront devenir officiers de carrière, s’ils en ont le souhait. Les officiers sous contrat ayant effectué au moins 4 ans de service actif peuvent bénéficier d’aides à la reconversion dans la vie civile.

Les volontaires aspirants

Ceux qui ne sont pas sûrs de vouloirs embrasser une carrière militaire peuvent postuler en tant que volontaires aspirants de l’armée de terre). Ils signent un contrat de 1 an seulement, renouvelable 4 fois.

Salaire du débutant (base métropolitaine)

De environ 197 000 Cfp (1648 euros) brut par mois (pour un lieutenant) à 5193 euros brut par mois (pour un général de brigade).

Source : www.emploitheque.org, 2016.

Accès au métier

En étant titulaire d’un bac + 2 et plus, on devient officier pour commander une section d’une trentaine de militaires. L’École spéciale militaire (ESM) de Saint-Cyr Coëtquidan forme des officiers de carrière, par opposition aux officiers sous contrat (engagés pour une durée limitée) : soit après une CPGE (classe préparatoire aux grandes écoles) pour 70 % des admis, en 3 ans d’études ; soit sur titre (avec un bac + 5) en 1 an. Les officiers sous contrat sont formés après un bac + 3, au 4e bataillon de l’ESM Saint-Cyr, en 3 à 5 mois. Tous passent 1 an en école de spécialité. À noter : 2 formations d’officiers (officier sous contrat pilote, OSC/P et officier de carrière formé en Allemagne) sont également accessibles dès le bac.

  • Niveau bac +2

  • CPGE (sciences, lettres ou sciences économiques et sociales)
  • Niveau bac + 3

  • Licence ou diplôme de niveau équivalent
  • Niveau bac + 5

  • Master ou diplôme de niveau équivalent

Exemples de formations

Formations disponibles en Nouvelle-Calédonie

Aucune formation disponible en Nouvelle-Calédonie

Formations dans le reste de la France

Aucune formation disponible dans les autres régions de France

En savoir plus

Témoignage

François, officier dans le génie
Des missions de terrain

"Je suis entré à Saint-Cyr après une prépa scientifique. J'ai choisi le génie qui concrétise bien une formation scientifique et offre une grande variété d'activités. Cela va du déminage à la construction de routes en passant par la sécurité civile et le franchissement. Après ma formation, j'ai encadré une section de trente militaires du rang et de dix sous-officiers. C'est une mini-entreprise dont il faut planifier l'instruction et l'entraînement. Cela passe par la réalisation de chantiers."