Programmiste

Niveau d'accès :
Statut(s) :
salarié
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Grâce à son étude minutieuse en amont de la construction, le programmiste assiste le maître d’ouvrage, lui permettant d’éviter toute dérive ou contentieux plus tard. Coûts, recherche de contraintes, utilisation optimale… rien ne lui échappe.

Intervenant avant même l’architecte, le programmiste évalue la faisabilité d’un projet de construction ou d’aménagement. Coûts, contraintes sociales et environnementales, utilisation des équipements… rien n’échappe à cet expert. Véritable allié du maître d’ouvrage, le programmiste est de plus en plus incontournable sur les projets des collectivités et établissements publics. Les promoteurs immobiliers privés commencent également à le solliciter.

Le métier

Nature du travail

Indispensable dans le public

Devenu incontournable dans les projets d’aménagement urbain ou de bâtiments publics, le programmiste intervient pour cadrer un projet. Son étude préalable (qui peut prendre plusieurs mois) permet au maître d’ouvrage d’exprimer les objectifs et contraintes (techniques, administratives…) du projet. Grâce à des observations précises, des entretiens, une recherche exhaustive des obligations à remplir, la prise en compte des attentes des services utilisateurs et des usagers, etc., le travail du programmiste permet de réduire le coût final de la construction, trop souvent alourdi par des modifications de plans ou des travaux supplémentaires en cours de chantier.

Gain de temps et d’argent

Mauvaise organisation des locaux, manque de sécurité des accès, inconfort thermique ou sonore, difficultés d’entretien représentent les dysfonctionnements les plus fréquents dans les bâtiments publics. Outre la maîtrise des coûts, le programmiste prend en compte les aspects liés à l’environnement et aux économies d’énergie, et surtout les aspects fonctionnels, afin que le bâtiment corresponde aux attentes des décideurs et des usagers. Il effectue alors des simulations. Après la rédaction du programme (qui décrit précisément qui fait quoi, comment et dans quels délais), le programmiste peut assister le maître d’ouvrage jusqu’à la livraison des travaux.

Compétences requises

Expert ès institutions, flexible

Le programmiste doit bien connaître les acteurs publics et institutionnels qui sont ses principaux clients. Expert des pratiques et des usages dans son secteur, il doit faire preuve de capacités d’adaptation pour passer d’un projet à un autre et d’un interlocuteur à un autre.

Esprit de synthèse

Ce spécialiste de la planification possède un grand sens de l’écoute et de la restitution. Rigueur, organisation, sens de l’observation, esprit analytique et synthétique lui sont également indispensables pour ne rien omettre lors de son étude et faire la somme d’un grand nombre d’éléments pour son rapport final.

Rassembleur et fédérateur

Le programmiste doit également être un bon communicant, ouvert et diplomate. Doté d’une certaine autorité, il doit savoir animer des réunions et des groupes de projet réunissant des acteurs souvent très différents. La présentation de ses travaux doit être claire et précise, accessible aux différents interlocuteurs.

Où l'exercer?

Lieux d’exercice et statuts

Le projet avant tout

Le programmiste est au service d’un projet et travaille en étroite collaboration avec le maître d’ouvrage. Il facilite également le travail de l’architecte, qui gagnera beaucoup de temps lors de la réalisation des plans, grâce à son étude complète. Il est souvent intégré à l’équipe architecturale mais, dans certains cas, il peut avoir une position délicate entre ces différents professionnels qui, pour certains, avaient l’habitude de faire sans lui. Il doit donc être diplomate, rester à sa place sans lâcher sur ses objectifs et faire comprendre l’utilité de sa démarche.

Des réalités toujours différentes

Chaque bâtiment ou projet d’aménagement est unique et répond à des problématiques sociales, environnementales, économiques ou fonctionnelles qui lui sont propres. Pas de routine donc dans le travail du programmiste qui, même s’il s’appuie sur une méthode précise, doit s’adapter à chaque projet et à chaque équipe.

Toujours en mouvement

Dans le privé (cabinet de programmation, agence d’architecture, bureau d’études, grand cabinet pluridisciplinaire…) ou dans le public (collectivités locales, universités, hôpitaux…), les réunions et les déplacements font partie intégrante du métier de programmiste, pour consulter un grand nombre de personnes, visiter des sites, etc. Objectif : élaborer son rapport de programmation. Dans la phase d’exploration, il n’est pas souvent à son bureau.  

Carrière

Dans le public avant tout

Le programmiste intervient majoritairement pour le compte de clients publics. En effet, dans le cadre de la loi MOP (relative à la maîtrise d’ouvrage publique), l’État, les collectivités territoriales et leurs groupements, les établissements publics, les organismes privés d’HLM… doivent faire rédiger, en amont du projet de construction ou d’aménagement, le  » programme de l’opération  » à partir duquel est défini le montant des investissements. Aussi, il est de plus en plus fréquent que ces pouvoirs publics fassent appel au programmiste pour la construction ou l’aménagement d’un hôpital, d’un aéroport, d’une école, d’une prison ou d’équipements sportifs…

D’autres pistes

De plus en plus de sociétés privées font également appel au programmiste pour maîtriser leur projet immobilier le plus en amont possible. Son travail leur permet d’évaluer les opportunités constructives et la faisabilité du projet, avant même de se lancer dans des investissements souvent très importants.

Une spécialisation convoitée

La spécialité programmation est de plus en plus proposée par des architectes ou des urbanistes ayant suivi, par exemple, une formation professionnelle complémentaire spécifique.

Salaire du débutant (base métropolitaine)

environ 286 000 Cfp (2400 euros) brut par mois.

Accès au métier

Il existe des formations spécifiques de programmiste (de niveau bac + 5) qui s’adressent, en particulier, aux architectes et aux urbanistes. Mais on peut également se spécialiser après une formation de technicien ou d’ingénieur dans le bâtiment, ou des études de géographie, d’ergonomie, de sociologie, etc. en obtenant une certification et/ou une qualification en programmation. Se renseigner auprès du Sypaa (Syndicat des programmistes en architecture et aménagement).

  • Niveau bac + 5

  • Diplôme d’État d’architecte
  • Diplôme d’ingénieur spécialisé en BTP
  • Master espaces urbains et démarches de projet (Institut d’urbanisme de Paris) ; assistance à maîtrise d’ouvrage et programmation urbaine ; urbanisme et aménagement spécialité projet d’aménagement…

Exemples de formations

Formations disponibles en Nouvelle-Calédonie

Aucune formation disponible en Nouvelle-Calédonie

Formations dans le reste de la France

Après le BAC

niveau 1 (bac + 5 et plus)

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