Rédacteur médical / rédactrice médicale

Niveau d'accès :
Statut(s) :
salarié
Secteur(s) d'activité(s) :
Centre(s) d'intérêt(s) :
/

Rédiger un rapport d’étude clinique, une demande d’autorisation, une plaquette d’information… c’est le quotidien du rédacteur médical. Dans l’industrie pharmaceutique, il exerce un métier de communication exigeant un solide bagage scientifique.

Exerçant au sein de l’industrie pharmaceutique, le rédacteur médical rédige tous les documents liés aux essais cliniques effectués pour tester les nouveaux médicaments (rapports d’études cliniques, protocoles, formulaires de consentement, cahiers d’observations, notices…), ainsi que d’autres textes destinés au grand public. Un métier de communication qui nécessite un solide bagage médical.

Le métier

Nature du travail

Demander l’autorisation

Au préalable de toute étude clinique sur un nouveau médicament, il faut obtenir une autorisation auprès des pouvoirs publics. Expert de la réglementation dans le domaine, le rédacteur médical se charge de rédiger la demande, en respectant normes et standards. Il est aussi capable de bien comprendre les études et de mobiliser ses connaissances dans le domaine thérapeutique.

Rédiger rapports et documents

C’est également lui qui rédige l’analyse finale de l’étude et recherche les informations à intégrer pour expliquer la méthodologie employée. Par ailleurs, il est chargé de concevoir tous les documents utilisés pendant la phase des essais cliniques : protocoles, formulaires de consentement, cahiers d’observations, notices…

Communiquer

Plus largement, ce rédacteur spécialisé est amené à écrire des textes de tout format, y compris ceux destinés au grand public : articles de vulgarisation, plaquettes de lancement de produit, affiches, documentations…

Compétences requises

Connaître le secteur de la santé

Le rédacteur médical doit avoir une bonne connaissance de la législation en vigueur dans l’industrie du médicament. Les procédures, modes opératoires, règlements et autres documents liés à l’assurance qualité n’ont pas de secrets pour lui. Scientifique de formation, il assure aussi une veille médicale pour être toujours à la page.

Avoir l’esprit de synthèse

On lui demande notamment de synthétiser les données des études cliniques et d’en identifier les objectifs et les enjeux. Il doit savoir trier l’information pour être efficace dans ses recherches. Il rédige également de nombreuses bibliographies. Il maîtrise les outils bureautiques (Excel, Word, PowerPoint…).

Rédiger en anglais et traduire

Il exerce dans un environnement européen et international. Une parfaite maîtrise de l’anglais est essentielle pour lire les textes officiels, rédiger des documents techniques, traduire des textes scientifiques…

Où l'exercer?

Lieux d’exercice et statuts

Un travail d’équipe

Lors de la rédaction des documents liés aux études cliniques, le rédacteur médical travaille en interface avec les équipes de développement clinique. S’il maîtrise son sujet (il est souvent lui-même médecin ou pharmacien), il a parfois besoin de l’expertise des responsables de l’étude. Lorsqu’il travaille pour un laboratoire pharmaceutique, il peut exercer des fonctions de rédacteur en chef. Il gère alors les activités de sous-traitance et peut, par exemple, animer une équipe de rédacteurs externes.

Différents statuts

Il est souvent salarié d’une grande entreprise, mais il arrive qu’il intervienne en free-lance. Dans ce cas, il est payé à la prestation. Certaines agences de communication spécialisées engagent aussi des stagiaires, comme concepteur-rédacteur, généralement à bac + 5… Un moyen de mettre le pied à l’étrier.

Carrière

Différents employeurs

Le rédacteur médical exerce principalement dans une CRO (Contract Research Organization), une entreprise spécialisée missionnée par un laboratoire pharmaceutique pour effectuer des essais cliniques. Il peut aussi être employé par une agence de communication scientifique, prestataire elle aussi d’un laboratoire. Enfin, certains travaillent directement chez un industriel du médicament.

Dans l’industrie pharmaceutique

La France reste l’un des premiers producteurs de médicaments en Europe, mais le secteur a connu une baisse de ses effectifs depuis quelques années. Paradoxalement, l’industrie pharmaceutique éprouve des difficultés à recruter des diplômés en pharmacie ou en médecine. Il existe aussi des possibilités d’embauche dans les pays proches (Suisse, Allemagne, Belgique…).

Des évolutions de poste

Des passerelles existent vers d’autres métiers. Il est notamment possible au rédacteur médical de devenir chargé d’affaires réglementaires, chargé de la veille législative et réglementaire, assureur qualité en R&D… À plus long terme, il peut s’orienter vers des fonctions de documentaliste scientifique, responsable de la documentation scientifique ou encore chargé d’études marketing.

Salaire du débutant (base métropolitaine)

environ 298 000 Cfp (2500 euros) brut par mois.

Accès au métier

Au-delà des médecins et des pharmaciens, qui constituent une bonne part des rédacteurs médicaux et sont titulaires du diplôme d’État correspondant, le niveau de formation varie de bac + 5 à bac + 8 dans le domaine de la biologie et de la santé.

  • Niveau bac + 5

  • Master dans le domaine de la santé, principalement en biologie
  • Diplôme d’ingénieur dans le domaine des sciences du vivant
  • Niveau bac + 6

  • Diplôme d’État de docteur en pharmacie
  • Niveau bac + 8

  • Doctorat en biologie, immunologie, bactériologie…
  • Niveau bac + 9 et plus

  • Diplôme d’État de docteur en médecine

Exemples de formations

Formations disponibles en Nouvelle-Calédonie

Aucune formation disponible en Nouvelle-Calédonie

Formations dans le reste de la France

Après le BAC

niveau 1 (bac + 5 et plus)

En savoir plus