Responsable de réseau d’assainissement

Niveau d'accès :
Statut(s) :
fonctionnaire, salarié
Secteur(s) d'activité(s) :
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Centre(s) d'intérêt(s) :
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De la maison jusqu’à la station d’épuration, tout un réseau d’égouts évacue nos eaux usées. Le responsable de réseau d’assainissement supervise et contrôle la gestion et l’exploitation de ces canalisations.

Le responsable de réseau d’assainissement supervise et contrôle l’exploitation des canalisations qui évacuent les eaux usées vers les stations d’épuration. Il encadre le personnel technique qui intervient sur le terrain. Il veille au bon écoulement des effluents, planifie le curage préventif des égouts, suit les travaux de réparation ou d’agrandissement du réseau d’assainissement. Il travaille pour une collectivité (ville, communauté de communes) ou au sein d’un groupe industriel de l’eau.

Le métier

Nature du travail

Surveiller le réseau

L’eau d’un bain, celle d’une chasse d’eau, celle du lave-vaisselle… constituent nos eaux usées. Elles ne sont pas évacuées dans la nature, mais utilisent un circuit souterrain dans les égouts, avant de rejoindre une station d’épuration. Elles circulent soit dans un réseau unitaire (qui mélange les eaux usées et les eaux pluviales), soit dans un réseau séparatif. Ce dernier, plus écologique, comporte deux collecteurs séparés.

Anticiper les besoins

Le responsable de réseau d’assainissement fait en sorte que ce réseau soit adapté en permanence aux volumes et à la nature des rejets. Pas question que les égouts débordent l’été dans une station balnéaire lorsqu’il y a affluence de touristes ! Les égouts doivent se faire oublier du grand public. Le responsable de réseau d’assainissement planifie le curage préventif des égouts et veille au bon écoulement des effluents quand certains terrains nécessitent l’installation de pompes de relèvement.

Programmer les travaux

Il négocie le budget pour effectuer les travaux d’entretien nécessaires au maintien du réseau et prévoit la construction de nouvelles canalisations. Il est en charge des opérations de raccordement des particuliers, mais aussi des industriels. Un nouveau lotissement, une nouvelle entreprise et il faut élargir le réseau !

Compétences requises

Diriger une équipe

Le responsable de réseau d’assainissement doit savoir diriger et encadrer son personnel. Il veille à la sécurité des agents et techniciens, prévoit leur formation, organise leurs astreintes et leurs éventuels déplacements.

Exercer une veille technique et juridique

Il doit se tenir informer des évolutions concernant l’hydraulique appliquée aux réseaux. Il se tient au courant de la réglementation (la loi sur l’eau). Lorsqu’une entreprise s’installe, par exemple, il vérifie que les eaux rejetées peuvent être nettoyées dans la station d’épuration et qu’elles ne contiennent pas de matières toxiques, auquel cas il doit proposer à l’industriel un autre système de collecte.

Savoir conseiller et gérer

Le responsable de réseau participe à l’élaboration de la politique d’eau potable et d’assainissement de la ville, en examinant les besoins et en soumettant des propositions. Il peut proposer de nouvelles techniques de collecte comme l’automatisation du réseau (utilisation des télétransmissions et de l’informatique). Il supervise alors les travaux à exécuter et sélectionne les prestataires. Il est capable d’élaborer un budget prévisionnel des dépenses. Il conseille les élus et doit les alerter sur tout risque technique, juridique ou sanitaire.

Où l'exercer?

Lieux d’exercice et statuts

Un métier de terrain

Technicien en chef, le responsable de réseau d’assainissement travaille sous l’autorité d’un directeur de réseau eau potable et assainissement, chargé de la gestion de la ressource en eau. Il est souvent à son bureau, mais des déplacements fréquents sont programmés pour inspecter le réseau. Il assiste aussi à des réunions de travail, notamment avec les services techniques de la ville.

Des astreintes possibles

Ses horaires sont réguliers, mais il peut être amené à assurer des astreintes. Un réseau d’assainissement fonctionne en continu 7 jours sur 7. En cas d’incident majeur, par exemple en cas d’orage ou de forte pluie lorsque le réseau déborde, le responsable de réseau est à la manoeuvre, quelle que soit l’heure. Il supervise alors les interventions d’urgence des techniciens.

Différents statuts

Lorsqu’il travaille pour une collectivité locale (ville, communauté de communes…), il est fonctionnaire de la filière technique territoriale (catégorie A ou B, de bac + 2 à bac + 5). Il peut aussi être salarié du secteur privé.

Carrière

Avoir fait ses preuves

Le responsable de réseau d’assainissement n’est pas un débutant mais un technicien confirmé, capable d’encadrer une équipe. Lorsqu’il est en charge d’un petit réseau, le responsable assure parfois la responsabilité du réseau d’eau potable. Pour un grand réseau, il existe deux postes bien distincts : eau potable et assainissement.

En collectivité locale…

Les emplois se trouvent dans les collectivités locales (ville, groupement de communes). Dans la fonction publique territoriale, le recrutement s’effectue sur concours. L’évolution de carrière dépend aussi de la réussite à des concours internes. Un ingénieur peut devenir directeur du service eau et assainissement.

… ou au sein d’un grand groupe

Dans le privé, le responsable de réseau assainissement exerce pour le compte de grandes entreprises de la distribution de l’eau (Lyonnaise des eaux-Suez, Veolia, Saur…). Il peut évoluer vers d’autres responsabilités au sein du groupe, diriger des équipes plus importantes ou bouger géographiquement.

Salaire du débutant (base métropolitaine)

environ 218 000 Cfp (1830 euros) brut par mois (pour un ingénieur de la fonction publique territoriale).

2500 euros brut par mois (pour un ingénieur dans le secteur privé).

Accès au métier

Un bac + 2 (BTS métiers de l’eau, bioanalyses et contrôles, métiers de la chimie ; BTSA gestion et maîtrise de l’eau) avec une certaine expérience, permet d’occuper un poste de technicien et de diriger des équipes. Mais la formation peut être complétée à bac + 3 ou au-delà. En effet, pour un réseau important, il est préférable d’être titulaire d’un bac + 5 (master ou diplôme d’ingénieur) et d’avoir un bon niveau en informatique car les techniques évoluent vers la gestion automatique des réseaux.

  • Niveau bac + 3

  • Licence spécialisée dans le domaine de l’eau
  • Niveau bac + 5

  • Master sciences de l’eau
  • Diplôme d’ingénieur en hydraulique, travaux publics, géotechnique, sciences et technologies de l’eau…

Exemples de formations

Formations disponibles en Nouvelle-Calédonie

Aucune formation disponible en Nouvelle-Calédonie

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Après le BAC

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