Responsable de site de traitement des déchets

Niveau d'accès :
Statut(s) :
fonctionnaire, salarié
Secteur(s) d'activité(s) :
/
Centre(s) d'intérêt(s) :
/ /

Avec 200 millions de tonnes de déchets produits par an par les ménages et les entreprises, le responsable de site de traitement des déchets a fort à faire ! À lui de gérer les opérations de recyclage, d’incinération, de valorisation et d’enfouissement.

Indispensable, le responsable de site de traitement des déchets gère les opérations de recyclage, d’incinération, de valorisation ou d’enfouissement de nos déchets (364 kg par an et par habitant !). À la tête d’une usine d’incinération, d’un centre de tri ou encore d’un centre de stockage, il assure le bon fonctionnement au quotidien de son site, avec l’aide des équipes techniques qu’il dirige. Il travaille en environnement difficile et veille au respect strict des consignes de sécurité.

Le métier

Nature du travail

Coordonner le recyclage

Les déchets ménagers sont recyclés (36 % contre 26 % en 2000), brûlés (30 %) ou stockés (cette part diminue), selon une étude de l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie). Les déchets sont devenus une matière première et le responsable de site de traitement des déchets est un acteur majeur de cette évolution. Papiers, cartons, plastiques, gravats, bois et palettes… à chacun sa filière de recyclage.

Le responsable de site de traitement des déchets coordonne les différentes unités de traitement et de valorisation des déchets dont il a la charge. Il organise les opérations en fonction de la nature des déchets recueillis : enfouissement, incinération, compostage, transformation… Il est chargé de mettre au point des technologies propres et d’apporter son expertise technique lors de la conception des sites.

Superviser les équipes techniques

Il est le garant du bon fonctionnement quotidien de l’usine d’incinération ou de la plate-forme de recyclage. Il contrôle les procédures techniques, s’assure de la sécurité du personnel et encadre l’activité des chefs d’équipe. Il veille au respect de la réglementation ainsi qu’à la protection de l’environnement, en faisant par exemple analyser des prélèvements effectués sur des sites à risques.

Compétences requises

Savoir communiquer

Le responsable de site de traitement des déchets est en relation avec les services en charge de la collecte des déchets et avec les élus des collectivités locales. Il communique sur les procédures à suivre et informe sur les améliorations à apporter pour perfectionner le fonctionnement du site. Il peut aussi avoir un rôle d’information auprès des associations, de la population et des industriels.

Être gestionnaire

Le responsable de site de traitement des déchets supervise le travail de ses équipes. Il doit savoir construire et suivre le budget de son site de traitement : en intégrant le coût d’exploitation et le produit de la vente des matériaux recyclés d’un centre de tri, de l’électricité produite dans une usine de valorisation, ou encore du biogaz capté dans un centre d’enfouissement technique (une décharge) ou une station d’épuration. Il suit les statistiques de production, analyse les coûts, élabore un bilan financier global.

Assurer une veille technologique et réglementaire

Il doit s’adapter à l’évolution des techniques de traitement (le développement des biotechnologies, notamment) et à celle des réglementations environnementales légales ainsi qu’aux normes fixées par la direction de son groupe industriel (certification ISO14001, par exemple).

Où l'exercer?

Lieux d’exercice et statuts

Un environnement particulier

Technicien en chef, le responsable de site de traitement des déchets se déplace souvent sur les sites, et ses horaires sont variables (réunions parfois en soirée). Il est amené à exercer dans un environnement malodorant ou poussiéreux, et l’utilisation éventuelle de produits toxiques exige le respect strict des consignes de sécurité.

Des astreintes possibles

Avec des usines d’incinération qui fonctionnent en continu 7 jours sur 7, le responsable de site de traitement des déchets assure des astreintes le week-end ou la nuit. Et en cas d’incident majeur, il est à la manoeuvre, quelle que soit l’heure. Il supervise alors les interventions d’urgence.

Différents statuts

Lorsqu’il travaille pour une collectivité locale (ville, communauté de communes…), il est fonctionnaire de la filière technique territoriale (catégorie A ou B, de bac + 2 à bac + 5, recrutement sur concours). Il travaille sous l’autorité du directeur des services techniques, du directeur de l’environnement ou du directeur de syndicat intercommunal de gestion des déchets. Il peut aussi être un salarié du secteur privé, rattaché à un directeur de site, à un directeur régional.

Carrière

Au sein d’une PME/PMI du recyclage

Il existe des emplois dans de nombreuses PME/PMI (petites et moyennes entreprises/industries) spécialisées dans le recyclage des déchets ménagers et/ou industriels et dans le stockage des déchets ultimes (la part qui reste après toutes les phases de recyclage et qui ne peut plus être réduite). Ces entreprises proposent, par exemple, des solutions (de la collecte à la valorisation) aux entreprises du bâtiment, dont les activités produisent des gravats qui représentent des tonnages très importants.

Dans un grand groupe industriel

Le responsable de traitement des déchets peut aussi être employé par de grands groupes industriels spécialisés dans le traitement des déchets : Veolia (Onyx, Sarp), Suez Environnement (Novergie), etc. Il peut alors évoluer au sein du groupe en devenant directeur de site, en dirigeant des équipes plus importantes ou en étant muté géographiquement. Par ailleurs, certaines industries d’autres secteurs ont mis en place leurs propres installations de dépollution.

En collectivité locale

Il peut aussi travailler dans le secteur public : lorsqu’une usine d’incinération ou un centre de tri est géré en régie directe par une collectivité. L’évolution de carrière dépend alors de la réussite à des concours internes.

Salaire du débutant (base métropolitaine)

environ 181 000 Cfp (1515 euros) brut par mois (pour un technicien de la fonction publique territoriale).

2500 euros brut par mois (pour un ingénieur dans le secteur privé).

Accès au métier

Un bac + 2 (BTS métiers des services à l’environnement, bioanalyses et contrôles, métiers de la chimie ; DUT génie biologique option génie de l’environnement), avec une certaine expérience, permet d’occuper un poste de technicien et de diriger des équipes. Mais la formation peut être complétée à bac + 3 ou au-delà. En effet, pour un site de traitement important, il est préférable d’être titulaire d’un bac + 5 (master ou diplôme d’ingénieur).

  • Niveau bac + 3

  • Licence pro chimie analytique, contrôle, qualité, environnement
  • Licence pro génie des procédés pour l’environnement
  • Licence pro métiers de la protection et de la gestion de l’environnement
  • Niveau bac + 5

  • Master orienté en ingénierie des déchets, valorisation et gestion durable des déchets et de l’énergie, microbiologie de l’environnement…
  • Diplôme d’ingénieur en électricité, automatismes, thermique, travaux publics, génie civil, hydraulique, chimie…
  • Niveau bac + 6

  • Mastère orienté en gestion, traitement et valorisation des déchets

Exemples de formations

Formations disponibles en Nouvelle-Calédonie

Aucune formation disponible en Nouvelle-Calédonie

Formations dans le reste de la France

Après le BAC

niveau 2 (bac + 3 et 4)
niveau 1 (bac + 5 et plus)

En savoir plus