Traducteur-interprète / traductrice-interprète

Niveau d'accès :
Statut(s) :
fonctionnaire, libéral, salarié
Secteur(s) d'activité(s) :
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Vidéo

Le traducteur transpose un texte d’une langue dans une autre, et l’interprète adapte un discours oral. Grâce aux nouvelles technologies, ce métier a évolué et a élargi son champ d’intervention à l’audiovisuel, à Internet, etc.

Dans un monde où les échanges internationaux se multiplient, les besoins en traduction explosent. Le traducteur transpose un texte écrit, par exemple en italien, dans sa langue maternelle, en respectant le fond et la forme du texte original. L’interprète restitue un discours d’une technicité souvent très élevée avec toutes ses nuances. Le métier de traducteur-interprète exige de plus en plus souvent une double compétence pour s’imposer sur le marché.

Le métier

Nature du travail

Traduire sans trahir

Le traducteur transpose un texte écrit en en respectant le fond et la forme. Il traduit toujours vers sa langue natale. S’il peut traduire des romans, il travaille surtout sur des documents juridiques et financiers (contrats, rapports annuels, etc.), techniques (brevets, fiches techniques, modes d’emploi, etc.), commerciaux (plaquettes, courriers…), audiovisuels (DVD, Internet, etc.).

Restituer le message essentiel

L’interprète transpose le discours d’un orateur (par exemple, un Russe) dans la langue de ses auditeurs (par exemple, des Espagnols). Il interprète, c’est-à-dire qu’il restitue l’essentiel d’un discours avec la même intensité. Ce n’est pas uniquement du mot à mot. Pour cela, il doit préparer son intervention grâce aux documents fournis par les organisateurs (discours, plaquettes…) mais aussi en revoyant le vocabulaire technique ou l’actualité du secteur par exemple.

Dans une cabine et avec un casque, il pratique l’interprétation simultanée (à la télévision, dans les grandes manifestations multilingues…) par tranche de 30 minutes en alternant avec un collègue car l’exercice exige une concentration énorme. L’interprétation consécutive se fait dans des réunions plus restreintes et l’interprétation de liaison concerne les transactions commerciales.

Compétences requises

Un pro des langues et des cultures

Le traducteur-interprète maîtrise parfaitement sa langue maternelle et au moins deux langues étrangères. Il aime jouer avec les mots, se passionne pour les cultures et s’en imprègne en séjournant dans ces pays. Car traduire ou interpréter ne signifie pas remplacer un mot par un autre, mais adapter un texte ou un discours à un public. L’interprétariat fait en outre appel à des techniques spécifiques, surtout dans le cas de la traduction simultanée.

Curieux, cultivé et spécialisé…

La traduction et l’interprétariat exigent une grande curiosité intellectuelle et un intérêt pour l’actualité politique, culturelle et économique française et internationale. Une spécialisation technique, scientifique ou juridique est très importante pour améliorer les débouchés, la qualité du travail et la rapidité d’exécution… un élément important quand on est payé à la mission !

… et sachant se vendre

Un professionnel efficace doit aussi savoir mettre ses atouts en valeur, prospecter pour trouver des clients, négocier ses tarifs, faire preuve de souplesse (pour s’adapter à toute situation) et travailler avec rigueur et précision. Enfin, l’interprétation réclame une certaine résistance au stress et à la pression.

Où l'exercer?

Lieux d’exercice et statuts

Salarié ou libéral

Le traducteur-interprète peut être salarié d’une entreprise, d’une agence de traduction ou d’une organisation internationale. Il peut aussi être fonctionnaire européen ou international. Mais, le plus souvent, il est indépendant, rémunéré à la mission, démarchant, soignant son réseau pour trouver des clients. Les diplômés sont généralement organisés en secrétariat qui centralisent les demandes. En libéral, il faut gérer les hauts et les bas de l’activité et s’attendre à être payé plusieurs mois après sa prestation.

80 % des traducteurs exercent dans les domaines commercial, technique ou scientifique, activités plus rémunératrices.

Le cas du traducteur d’édition

Le traducteur d’édition occupe une place à part puisqu’il a le statut d’auteur. Payé en droits d’auteur, il perçoit un pourcentage des ventes de l’ouvrage traduit. C’est la raison pour laquelle il peut exercer une autre activité, dans l’édition ou l’enseignement par exemple.

Sédentaire ou mobile

Le traducteur est plutôt sédentaire, quittant peu son bureau. À l’inverse, l’interprète se caractérise par une grande mobilité (en France ou à l’étranger), pour intervenir lors de réunions, de conférences, d’entrevues entre chefs d’État, de négociations commerciales, d’audiences devant les tribunaux, etc.

Carrière

Des spécialités convoitées

Ingénierie, médecine, biologie, droit, finance, informatique, communication, ressources humaines… toutes les spécialités sont des créneaux porteurs pour le traducteur-interprète. À lui de suivre l’actualité (développement durable, énergies alternatives, etc.) et d’observer l’évolution des relations internationales pour se positionner sur les langues de demain : chinois, japonais, arabe, estonien…

Vers de nouveaux métiers

De nouveaux métiers sont en train de se développer avec l’explosion des TIC (technologies de l’information et de la communication) : sous-titrage, doublage, traduction de SMS pour les télécommunications, de sites web… Sur Internet, le localisateur traduit mais intervient également sur l’outil, ce qui exige des compétences spécifiques en informatique.

Des besoins en hausse

Avec l’internationalisation des échanges, les besoins sont en hausse et touchent la majorité des entreprises (exportatrices, internationales), des grands organismes scientifiques, des laboratoires médicaux, des compagnies d’assurances, des cabinets d’avocats… Petit bémol : la fonction de traducteur-interprète est souvent externalisée et les postes salariés sont rares.

Salaire du débutant (base métropolitaine)

Très variable en fonction du statut et de l’activité.500 à environ 107 000 Cfp (900 euros) brut par jour pour un interprète de conférences indépendant (environ 50 % de charges à déduire).

Accès au métier

Pour devenir traducteur-interprète, il faut acquérir une compétence dans un domaine ; maîtriser au moins 2 langues en plus de sa langue maternelle ; vivre à l’étranger pour s’imprégner de la culture et… étudier car les formations se pensent aussi à l’international. À noter l’ESIT (Paris 3) et l’Institut catholique de Paris (ISIT) proposent également des formations en traduction et interprétariat.

Niveau bac + 5

  • Masters Traduction et interprétation
  • Diplôme de traducteur
  • Diplôme d’interprète de conférence

En savoir plus

Témoignage

Valérie, traductrice
Il est plus facile de débuter à l'étranger !

"J'ai rencontré mon premier employeur à la conférence annuelle de l'American Translaters Association à Toronto. J'ai travaillé 18 mois au Canada dans une agence de traduction. Au Canada, tous les produits mis sur le marché doivent l'être en français et en anglais, il y a donc de gros besoins en traducteurs."

"De retour en France, j'ai travaillé en indépendante pour cette même agence et 2 autres nord-américaines. J'exerce régulièrement et participe aussi à des rencontres de professionnels au sein de la Société française des traducteurs."