Urbaniste

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fonctionnaire, indépendant, salarié
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Spécialiste de la ville, l’urbaniste aménage de nouveaux quartiers et réhabilite ceux qui n’offrent pas de bonnes conditions de vie à leurs habitants. Au service des élus, son action s’inscrit toujours dans les politiques publiques de la ville.

L’urbaniste imagine des scénarios pour organiser la ville dans l’espace. Au service des élus, il prépare leurs décisions sur les chantiers à mettre en oeuvre, en respectant le cadre des politiques publiques de la ville. Ses activités varient selon qu’il se situe plutôt dans le montage ou le pilotage d’opérations d’aménagement, ou plutôt dans le traitement des aspects réglementaires de l’urbanisme. Ses compétences sont multiples : géographie, sciences humaines ou politiques, droit, environnement.

Le métier

Nature du travail

Aider et préparer les politiques publiques de la ville

À l’échelle de la ville ou de la communauté d’agglomération, l’urbaniste analyse le fonctionnement du tissu urbain et planifie son évolution. Il imagine des scénarios pour organiser la ville dans l’espace, à partir d’un projet politique conçu par les élus.

Il inscrit son action dans les politiques publiques et les réglementations : lois, droit de l’urbanisme, droit des sols… Il prépare et rédige des documents de planification urbaine : PLU (plan local d’urbanisme), PDU (plan de déplacements urbains), PADD (projet d’aménagement et de développement durable), PSMV (plan de sauvegarde et de mise en valeur du patrimoine). Il les présente aux élus, qui, en dernière analyse, décident.

Concevoir et mettre en oeuvre les projets urbains

Quand il construit un projet, l’urbaniste s’intéresse autant à sa globalité qu’au moindre de ses détails. Il doit articuler entre elles une multitude de thématiques : logement, emploi, déplacements, équipements publics, convivialité, environnement… Il doit répondre à un cahier des charges précis. Il rencontre les différents acteurs de la ville : élus, financeurs, commerçants, habitants. Fréquemment, il anime des réunions publiques pour présenter les projets d’aménagement des quartiers.

Compétences requises

Un travail complexe, des compétences transversales

L’urbaniste met en oeuvre des capacités d’analyse et de synthèse. Il formule des diagnostics, imagine des solutions, élabore et met en oeuvre des projets, rédige des rapports de synthèse. Il s’adapte aux différents niveaux de décision politique : quartier, commune, département, région, État.

Comprendre et convaincre

L’urbaniste a des capacités à observer le territoire, à écouter et à convaincre, à l’oral ou à l’écrit, en s’appuyant sur des outils de représentation spatiale. Il aime le travail en équipe et sait s’adapter à des interlocuteurs variés : élus, chefs de cabinet, juristes, habitants.

Il sait aussi renoncer à un projet pour diverses raisons : changement politique, réorientation des priorités, retrait des investisseurs.

Des compétences techniques multiples

L’urbaniste maîtrise les procédures législatives et réglementaires qui encadrent les politiques urbaines et territoriales. Il maîtrise les logiciels de CAO et DAO (conception et dessin assistés par ordinateur) et possède de solides compétences en infographie. Quant au SIG (système d’information géographique), si précieux pour élaborer des cartes synthétiques, il n’a pas de secret pour lui.

Où l'exercer?

Lieux d’exercice et statuts

Une variété d’employeurs

L’urbanisme relève de la compétence des communes. Selon leurs capacités et l’ampleur des chantiers, elles pourvoient elles-mêmes aux études et aux opérations d’urbanisme, s’appuient sur les communautés de communes ou d’agglomération, ou encore font appel à des cabinets privés. Autant de structures susceptibles d’employer des urbanistes, qui peuvent aussi entrer dans les services de l’État, ou exercer en libéral.

Un travail d’équipe, sans compter ses heures

Au service des élus, l’urbaniste coordonne ses actions avec les services chargés des déplacements urbains, de l’habitat, des activités économiques, de l’eau… Il côtoie juristes, économistes, géographes, architectes. Réunions interservices ou avec les élus, visites de chantiers, conseils municipaux à 18 heures, séances publiques en soirée avec les habitants : l’urbaniste ne se déconnecte jamais des réalités du terrain, et doit souvent se rendre disponible en dehors de ses heures de bureau.

Dans le respect des lois

Les actions de l’urbaniste sont limitées par des cadres contraignants : Code des marchés publics, réglementations européennes, politique de la ville…

Carrière

Dans les collectivités territoriales surtout

Selon la dernière enquête nationale, les jeunes urbanistes sortant de formation sont principalement embauchés dans des collectivités territoriales (33 %) et des cabinets de conseil ou des bureaux d’études (31 %). Le plus souvent, ils occupent des fonctions de chargé d’études et de chargé de mission en urbanisme. Dans les collectivités territoriales, le recrutement par concours se fait sur des postes d’attaché territorial. Cependant, la plupart des jeunes recrutés le sont sur des contrats de type CDD.

La profession s’est féminisée, avec 64 % de femmes.

L’importance du stage professionnel

Le stage professionnel effectué dans le cadre de la formation constitue un tremplin pour l’insertion, puisque plus d’un quart des recrutements dans le domaine de l’urbanisme sont effectués par la structure où les diplômés ont effectué leur stage.

Salaire du débutant (base métropolitaine)

environ de 179 000 Cfp (1500 euros) à 322 000 Cfp (2700 euros) brut par mois.

Accès au métier

Les études d’urbanisme se déroulent la plupart du temps à l’université – à laquelle sont rattachés les instituts d’urbanisme -, en IEP (instituts d’études politiques), en écoles d’ingénieurs ou encore en écoles d’architecture. La formation requise est le master à bac + 5. L’accès en master se fait après une licence (L3) de géographie, d’aménagement du territoire, de sociologie, de sciences politiques, de sciences de la vie et de la Terre… La plupart des formations en urbanisme délivrent un master reconnu par l’Aperau (Association pour la promotion de l’enseignement et de la recherche en aménagement et urbanisme), car elles respectent une charte internationale d’enseignement. Quelques débouchés sont aussi possibles pour des postes d’assistant après une licence professionnelle en 1 an après un bac + 2 (2e année de licence, BTS, DUT) .

  • Niveau bac + 5 et plus

  • Master en architecture, en urbanisme ou en aménagement des territoires
  • Diplôme d’ingénieur des Insa de Lyon et de Rennes
  • Diplôme d’ingénieur de l’École des ingénieurs de la Ville de Paris
  • Mastères spécialisés en aménagement des territoires

Exemples de formations

Formations disponibles en Nouvelle-Calédonie

Aucune formation disponible en Nouvelle-Calédonie

Formations dans le reste de la France

Après le BAC

niveau 1 (bac + 5 et plus)

En savoir plus

Témoignage

Sophie, chargée d'études en urbanisme
Un métier technique et humaniste

"J'ai dû m'initier aux systèmes d'information géographique (SIG), ces logiciels qui permettent de réaliser des cartes en associant des éléments graphiques à des données statistiques sur la population, l'emploi..."

"Aujourd'hui, je ne pourrais plus m'en passer. Mais, avant tout, je garde une approche humaniste de mon métier. Pour être urbaniste, il faut s'intéresser aux gens et avoir envie d'améliorer leur quotidien."